metallica

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Histoire du groupe

L'avant-Metallica (1960–1981)

Lars Ulrich est né le 26 décembre 1963 à Gentofte au Danemark.[11] Il est éduqué dans un milieu favorisé, son père, Torben Ulrich, étant un joueur professionnel de tennis reconnu dans le monde entier (il est aussi acteur, musicien, écrivain et peintre). En 1973, un ami du père, Ray Moore (un jazzman sud-africain qui était venu jouer à Copenhague) emmène « Lars à son premier concert. ».[12] Le garçon (âgé de 9 ans) apprécie tellement le concert qu'il achète le dernier album du groupe qu'il avait vu la veille, Fireball de Deep Purple.

Dave Mustaine, quant à lui, est né le 13 septembre 1961 à La Mesa, à l'est de San Diego, en Californie.[13] Le père de Mustaine est agité et instable. Ses coups de tête obligent sa mère à déménager fréquemment.[13] En 1974, Mustaine découvre la pop grâce à sa s½ur qui adore Cat Stevens. Mais très vite il est beaucoup plus intéressé par les groupes de rock, notamment Led Zeppelin.[13] « Houses of the Holy et Four Stick[14] était un de mes disques préférés avec le White Album des Beatles [...] Cela a été une période très formatrice pour moi. »[13]


Dave Mustaine, ancien membre de Metallica, avec son groupe MegadethMustaine était quelqu'un d'assez prétentieux dans sa jeunesse, comme il l'a confié dans une interview : « Led Zep donna un concert dans ma ville. Mais c'était juste après la sortie de The Song Remains the Same, je les trouvais moins bons qu'avant, alors j'y suis pas allé. J'étais un jeune guitariste prétentieux, et je n'avais aucune idée du tort que je me faisais en n'y allant pas. ».[15] Il connait ses premiers succès avec un groupe nommé Panic.[15]

Entre-temps , ailleurs en Californie, un garçon nommé Kirk Hammett découvre la musique rock en même temps que Mustaine. Il se met à la guitare à l'âge de 15 ans, en 1977.[15] Kirk est né le 18 novembre 1962. Il a grandi à El Sobrante, une ville non loin de San Francisco. Il est le fils d'un officier dans la marine et d'une mère fonctionnaire, il a également un frère plus âgé (Rick), et une jeune s½ur (Tracy).[15] Kirk commence à écouter du rock très jeune, comme il l'a dit lors d'une discussion organisé par le site internet twec.com : « J'aimais Jimi Hendrix, Kiss, Aerosmith et ZZ Top. Et je me disais que si j'apprenais à jouer leur musique, je deviendrais plus proche d'eux et que j'aurais en quelque sorte la clé du mystère. Quand vous apprenez les morceaux de quelqu'un, ça vous donne des réponses à un niveau musical, mais il reste mystérieux à d'autres niveaux. Je pensais juste que si je jouais leurs chansons, j'établirais un lien avec eux. ».[15] Dès son plus jeune âge, Hammett fait preuve d'une grande intelligence voire d'une grande brillance.[15] Sa première guitare est une Montgomery Ward, qu'il branche sur un ampli qu'il a fait lui même avec un haut parleur et une boite à chaussures. Dès qu'il obtient l'argent nécessaire, il achète une Fender Stratocaster modèle 1978, puis, après avoir travaillé chez Burger King, il s'achète un ampli Marshall.[16] Il part donc en quête d'autres musiciens pour former un groupe. Il rencontre rapidement le chanteur Paul Baloff. Le duo se met à écrire des chansons et crée le groupe Exodus.

Environ trois semaines après la naissance d'Hammett, un couple du nom de Jan et Ray Burton donne naissance à leur fils, Cliff Burton le 10 février 1962. C'est alors le benjamin de la famille - il a un frère (Scott) et une s½ur (Connie). Décrit comme étant un enfant très actif, il fait ses études au collège Earl Warren puis au lycée de Castro Valley.[17] Lorsqu'il est adolescent, un évènement bouleverse sa vie : son frère meurt d'un cancer à 16 ans.[18] On raconte que c'est ce qui a motivé Burton à faire de la basse.

A l'école, il l'étudie théoriquement et prend des cours de septembre 1978 à janvier 1980, grâce auxquels il fait énormément de progrès. Les groupes locaux s'intéressent rapidement à lui : il joue avec AD 2 Million puis avec Agents of Misfortune (d'ailleurs, le guitariste de ce groupe - Jim Martin - deviendra plus tard celui de Faith no More). Par la suite, Jim Martin et Cliff Burton forment un autre groupe du nom d'EZ Street dans lequel officie le batteur Mike Puffy Bourdin (lui aussi futur membre de Faith no More).[17] Kirk Hammett assiste d'ailleurs à l'un des premiers concerts d'EZ Street. Il veut voir ce que valent les musiciens locaux avant de fonder son propre groupe - Exodus. Il racontera plus tard que lors du concert, l'ampli du bassiste avait rendu l'âme, mais qu'au lieu de quitter la scène, il s'était mis devant son ampli et avait commencé à headbanger.[19] Plus tard, Burton quitte EZ Street pour un groupe de San Francisco nommé Trauma, comme l'a raconté Jim Martin : « Cliff à quitté EZ Street. Moi je suis resté avec le groupe et on a continué pendant un petit moment avec des changements incessants de musiciens [...] Cliff et moi, on continuait à jammer la plupart du temps avec Dave Donato à la batterie. ».[19] En concert, Burton se fait remarquer pour les solos de basse qu'il effectue, alors que les guitares poursuivent le rythme, ce qui est une nouveauté à l'époque.[19] Les maisons de disques et Brian Slagel - un métalleux de Los Angeles commencent à s'intéresser au combo.


Le batteur du groupe : Lars UlrichA environ 3000 kilomètres de là, un adolescent du nom de Jason Curtis Newsted fournit de gros efforts pour jouer du rock. Il est né le 4 mars 1963 à Battle Creek, dans le Michigan, il réside jusqu'à 14 ans dans la ville de Niles. Il mène lors de son adolescence une vie active, rythmée par le sport. Il quitte le lycée avant d'avoir son diplôme de fin d'études (qu'il a depuis acquis). Il tente d'apprendre la basse, mais ses débuts ne sont pas très concluants. Puis, il fait du piano pour finalement se remettre à la basse, et rejoint un groupe local du nom de Gangster en compagnie de son ami -et professeur de basse- Tim Hamlin.

Virgil et Cynthia vivent avec leurs trois enfants -David, James et DeDe- à Los Angeles. Le père est camionneur -propriétaire d'une société de transport- et la mère est chanteuse. James Alan Hetfield, né le 3 août 1963, fait preuve -et cela dès son plus jeune âge- d'un don musical. Il prend des leçons de piano, mais joue plus volontier de la batterie -celle de son frère ainé, David -, puis, lorsqu'il devient adolescent, se met à la guitare.[20] En 1976, ses parents divorcent. L'année suivante, il rentre au lycée de Downey au sud de Los Angeles. Il y fait la connaissance de Dave Marrs et Ron McGovney, tous les deux fans de Kiss et Aerosmith. En 1980, Hetfield monte un groupe appelé Obsession, composé des frères Veloz (basse, batterie) et d'un guitariste rythmique, Jim Arnold. Un an et demi plus tard, Hetfield, Jim Arnold et son frère Chris forment le groupe Stynx dans lequel ils ne jouent que des reprises de Rush. Mais cette association ne dure pas, Hetfield quittant rapidement le groupe.[21] Sa famille est alors frappée par une tragédie : sa mère meurt d'un cancer. Il déménage dans une ville proche - Brea - chez son frère.[21] Hetfield rencontre un nouveau guitariste du nom de Hugh Tanner et, accompagnés de McGovney à la basse, ils forment Phantom Lord. McGovney ne sachant pas jouer de la basse, Hetfield lui apprend sur le tas. James Hetfield est pour la première fois à la tête d'un groupe sérieux. McGovney raconta : « On a répété avec Hugh Tanner pendant un temps. Il était assez doué [...] Puis on a passé une annonce pour trouver un guitariste. [...] Un type qui s'appelait Troy James y a répondu et a rejoint notre groupe. ».[22] Quelques mois plus tard, les parents de McGovney, qui possèdent 3 maisons, permettent au groupe de s'installer gratuitement dans l'une d'entre elles, qui allait être démolie pour laisser place à une nouvelle autoroute, l'US 105. Phantom Lord change de nom pour Leather Charm, qui adopte un son plus Glam Rock, à la Mötley Crüe.[22] Hetfield devient officiellement le chanteur du groupe.

Lars Ulrich obtient sa première batterie en 1977, offerte par ses parents et non pas comme le veut la légende, par sa grand-mère (qui lui en acheta bien une, mais beaucoup plus tard).[23] En août 1981, la famille Ulrich déménage aux États-Unis, à Newport Beach, près de Los Angeles. Le jeune Ulrich prend une année sabbatique car il ne sait pas s'il veut devenir tennisman comme son père. Dès son arrivée, il commence à s'intéresser au mouvement NWOBHM jusqu'à devenir un spécialiste de ce genre musical.[24] Il se lie d'amitié avec John Kornanens et Brian Slagel, fans comme lui de ce mouvement.[25] Kornarens racontera à propos d'Ulrich: « Lars vivait dans une maison composée de trois pièces. Sa chambre était devant, face au jardin. Celle de ses parents était derrière et entre les deux il y avait une petite pièce. [...] Et, un jour, il ouvre la porte de cette petite pièce. Elle était entièrement occupée par une batterie toute blanche. Il s'installe derrière son instrument et il commence à taper dessus n'importe comment ... »[26]

Pendant ce temps là, Hetfield et McGovney commencent à maîtriser leurs instruments : grâce aux cours de Hetfield, McGovney devient un bon bassiste. Malgré cela, ils n'avancent pas dans leurs compositions.[27] Le groupe cherche alors un batteur. Hugh Tanner les met en relation avec Ulrich. Ulrich est auditionné, mais son faible niveau ne plaît pas à Hetfield et McGovney - Troy James ne faisant plus partie du groupe.[27]

Jason Newsted quitte le lycée en 1981 à trois mois du diplôme de fin de cycle et quitte le Michigan pour rejoindre la Californie. Devenu bon bassiste, il fait quelques jobs pour subvenir à ses besoins, pendant qu'il monte un groupe. Newsted se lie d'amitié avec un batteur, Kelly David-smith, avec lequel il joue brièvement dans un groupe nommé Paradox. Il déménage à ScotsDale avec David-smith (dans l'Arizona), il enrôle deux guitaristes, Mark Vasquez et Kevin Horton, et baptise son groupe Dogz. Horton est ensuite remplacé par Ed Carlson, et un chanteur, Erik A.K. Knutson, est recruté. Peu après, le groupe change à nouveau de nom pour s'appeler Flotsam and Jetsam.[28]


Formation et débuts (1981–1982) [modifier]
A l'été 1981, Lars Ulrich annonce à ses parents qu'il part en Europe, plus précisément en Angleterre, pour suivre la tournée de Diamond Head, l'un de ses groupes préférés.[29] Durant la tournée, il rencontre Sean Harris, un des membres de Diamond Head.[30] À son retour d'Angleterre, Lars est comme « possédé » par le fait de monter un groupe, il commence à chercher sérieusement des musiciens.[31]

Pendant ce temps, Brian Slagel décide de lancer un fanzine nommé New Heavy Metal Revue qu'il rédige chez lui avec John Kornarens. Plus tard il décide de faire une anthologie du nom de The New Heavy Metal Revue Presents Metal Massacre, qui sera vendue avec le magazine. Lars Ulrich, emballé par le projet, dit à Slagel qu'il mettra une de ses chansons sur l'anthologie...alors qu'il n'a même pas encore de groupe. Ulrich téléphone alors à Hetfield qu'il n'avait pas revu depuis son audition peu concluante. James Hetfield témoigna : « Lars m'a dit qu'il avait un ami, Brian Slagel, qui allait sortir un album de Metal, et qu'il avait accepté qu'on lui fournisse un titre. 'J'arrive tout de suite !', j'ai hurlé ! ».[32] Une répétition est rapidement organisée chez McGovney. Hetfield est alors surpris : « 'Lars était devenu un bien meilleur batteur. Et puis il avait une batterie flambant neuve, une authentique Camco. On a joué des chansons que j'avais écrites pour Leather Charm, 'Hit the Light' et 'No Remorse'. ». Hetfield et Ulrich deviennent alors amis, ils se mettent à écouter des disques ensemble. Hetfield apprécie rapidement la musique européenne qu'écoute Ulrich. Le bouclage de l'anthologie approchant, les trois compères décident d'enregistrer la chanson « Hit the Lights ». C'est une chanson rapide et pleine d'énergie qui raconte que lorsque le groupe monte sur scène, il est prêt à se donner à fond.[33]

Le groupe doit alors trouver un nom pour être crédité sur le disque. Il y a plusieurs théories quant à l'origine du nom Metallica. Certains affirment que le groupe aurait tiré son nom d'un livre appelé Encyclopaedia Metallica. Une autre théorie, plus probable, serait que ce soit Ron Quintana, éditeur d'un fanzine, qui en eût l'idée. Ron aurait demandé à Lars son avis concernant le nom de son fanzine. Il hésitait entre Metal Mania et Metallica. Lars lui aurait conseillé le premier et "emprunté" le second pour son groupe. Le groupe auditionne un nouveau guitariste noir à l'accent Jamaïcain du nom de Lloyd Grant, qui prend le statut de guitariste solo provisoire.[34] Le groupe passe ensuite une annonce dans The Recycler dont le contenu aurait été : « on recherche un guitariste solo déjanté et rapide ». Un certain Dave répond à cette annonce. C'est Dave Mustaine qui a l'expérience et la technique qui manque alors à Metallica.[35]


La Californie, l'État américain où le groupe fit ses débuts.« On avait emprunté un quatre pistes Tascam et on a enregistré 'Hit the Lights'. J'ai assuré le chant et j'ai joué de la guitare rythmique et de la basse. Lars, lui, était à la batterie. En fait on n'était qu'un duo. ».[36]. Le line-up du groupe lors de l'enregistrement de la chanson est assez confus. Les solos de la chanson - qui ne sont pas joués par Hetfield - sont question d'un vaste débat. Mustaine venant d'arriver dans le groupe, Lars et James attendent qu'il fasse ses preuves. Il enregistre alors les solos de « Hit the Light », mais Lars Ulrich juge qu'il serait mieux que Lloyd Grant les ré-enregistre, comme le confirme McGovney : « [...] Dave a joué les deux solos de 'Hit the Light' mais, pour le second, ils ont gardé la version de Lloyd, parce qu'ils la trouvait meilleure. ».[37] On sait que le solo est enregistré quelques heures avant que Ulrich et Hetfield ne remettent la cassette à Brian Slagel pour le mixage de l'anthologie. L'enregistrement sur le 4 pistes explique que la chanson ait un si mauvais son.

Sans Kornarens, la chanson ne serait jamais apparue sur l'anthologie. En effet, c'est lui qui finance le mastering de la chanson (50$), alors que le groupe est totalement fauché. Sur le premier pressage, Metallica est en fait orthographié "Mettallica", faute qui sera corrigée sur les albums du second pressage. Sur celui-ci, la chanson est réenregistrée, McGovney cette fois tient la basse et Mustaine effectue tous les solos.[38]

Début 1982, le groupe, qui trouve une certaine stabilité, commence à répéter régulièrement dans le garage de McGovney. James se demande alors s'il doit jouer de la guitare et à la fois chanter. Il lui arrive de dire qu'il devrait se concentrer sur la guitare et laisser le micro à un meilleur chanteur.[39]

Les membres du groupes font des petits boulots comme le rappelle McGovney « James était au chomage à l'époque, Lars travaillait la nuit dans une station-service. Et Dave était ... Un travailleur indépendant. » En fait, Mustaine gagnait sa vie en vendant de la drogue comme il le révéla en 1999.[39]

Metallica réussit à maîtriser une dizaine de chansons et est enfin prêt pour donner des concerts. Parmi ces chansons se trouvent deux compositions originales : « Hit the Lights » (généralement cette chanson ouvre le concert) et « Jump in the Fire ». Les autres chansons sont des reprises : quatre de Diamond Head, une de Savage, une de Sweet Savage et une de Blitzkrieg. Le groupe démarche les clubs de Los Angeles. Il monte sur la scène du Radio City Hall à Anaheim. Le concert, d'après certains témoins, est assez chaotique : Mustaine a des problèmes avec sa pédale de distorsion alors qu'il est le seul guitariste sur scène (Hetfield chante uniquement lors de ce concert). Il casse une corde, mais n'ayant pas pris une seconde guitare, il doit changer la corde sur la scène.[40]

Ron McGovney devient entre-temps le photographe officiel de Mötley Crüe.[40] Peu après le premier concert de Metallica, Saxon, l'un des groupes phares de la scène NWOBHM doit venir à Los Angeles pour faire une représentation au Whisky A Go-Go. Ron McGovney rencontre au club les membres de Mötley Crüe : « 'Hé, Ron qu'est ce que tu fais là ?' ils m'ont demandé. Je leur ai expliqué que Saxon allait jouer au Whisky et que mon groupe voulait essayer de faire leur première partie. 'C'est nous qui devions la faire, cette première partie', ils m'ont dit. 'Mais on est trop célèbres pour ça, maintenant. Viens avec nous, on va te présenter la fille qui s'occupe des engagements.' Grâce à ça j'ai pu lui remettre la cassette. ».[40] La cassette en question est constituée de « Hit the Lights » et des reprises de « Killing Time » et « Let it Loose ».[40] « Elle m'a rappelé le jour suivant. Je me souviens qu'elle m'a dit :'Vous êtes doués. Vous me faites penser à Black'n'Blue, un groupe local. [...] Saxon va jouer deux soirs de suite. Ratt ouvrira pour eux le premier soir et vous, le lendemain.' ». Le groupe joue alors son second concert au Whisky A Go-Go, Hetfield occupe la place de chanteur, Mustaine s'occupant de toutes les partitions de guitares.[41] Le groupe, à cause de son manque d'expérience, n'est pas très sûr de lui, comme se le rappelle John Bush, chanteur d'Armored Saint puis d'Anthrax, adolescent à l'époque du concert.[41].

Il se passe un temps avant leur troisième concert à la Concert Factory de Costa Mesa. Metallica recrute un second guitariste, Brad Parker (surnommé Damien C. Phillips), mais celui-ci est viré : Brad Parker chauffe la salle en effectuant des solos de guitare alors que le groupe n'est pas sur scène, ce qui ne leur plaît pas, encore moins à Mustaine qui est le guitariste soliste. Durant le concert, le groupe joue un nouveau morceau appelé « The Mechanix ».

Le groupe décide de faire une nouvelle démo, cette fois uniquement constituée de morceaux originaux. Se retrouvent sur la cassette les morceaux « Hit the Lights », « The Mechanix », « Jump in the Fire » et « Motorbreath » autre nouvelle - et rapide - chanson. La démo est destinée à assurer la promotion du groupe auprès des clubs de Los Angeles.

La démo est nommée Power Metal à cause d'une bourde de McGovney : « C'est une drôle d'histoire. Je devais faire imprimer des cartes de visite avec le nom du groupe pour qu'on les envoie à des responsables de club avec notre démo. La carte devait juste comporter le logo de Metallica et notre numéro de téléphone. Mais j'ai trouvé que ça avait l'air trop quelconque, alors j'ai décidé de rajouter quelque chose sous le logo. Je voulais pas mettre 'hard rock' ni 'heavy metal', alors j'ai eu idée de mettre 'power metal'. Je trouvais que ça sonnait bien. Pour autant que je sache, aucun groupe n'avait employé cette expression avant nous. » McGovney les montre alors à Ulrich qui pique une crise : « J'ai apporté les cartes au groupe mais Lars a piqué une crise en les voyant. Il était vraiment furieux. 'Qu'est ce que t'as fait ?', il m'a démandé. 'Putain, mais c'est quoi ce Power Metal ? J'arrive pas à croire que t'aies fait un truc aussi con ! On peut pas utiliser ces cartes avec ça dessus !' C'est donc à cause de cela que la démo fut surnommée Power Metal. »[42]

Le quatrième concert du groupe se déroule au lycée de Lars (la Backbay High School), le 25 mai 1982.[42] Cette fois-ci, Metallica joue dix morceaux : cinq reprises et cinq morceaux originaux.[42] C'est le premier concert où James Hetfield décide de jouer de la guitare rythmique et d'assurer le chant en même temps. Mais il envisage encore de se limiter au chant.[42] Le groupe engage alors un autre guitariste du nom de Jeff Warner pour une apparition à la Concert Factory de Los Angeles le 28 mai.[42] Le concert a bien lieu, mais Jeff Warner se retire du groupe car Dave Mustaine ne le laisse jouer aucun solo.

Après un nouveau concert au Radio City Hall d'Anaheim le 5 juin, le groupe attend avec impatience la sortie de l'anthologie de Brian Slagel, Metal Massacre.[43] En quelques années, l'anthologie se vend à environ 30000 exemplaires, une première pour un disque indépendant et réalisé par un passionné.[43] Les Metal Massacre sont devenu une véritable institution, car ils ont permis de découvrir de nombreux groupes, comme Metallica (sur la première édition[44]), Slayer (sur la troisième[45]), Voivod, Metal Church et Hellhammer (sur la cinquième[46]).

Après s'être de nouveau produits au Concert Factory de Costa Mesa le 26 juin, les membres de Metallica prennent une décision importante: ils ont à présent assez de chansons pour pouvoir faire un enregistrement professionnel et les sortir sur une cassette.[47]

Metallica compte sur le système d'échange de cassettes pour se faire connaître aux yeux du milieu underground et peut être signer un contrat avec une maison de disques. Ces réseaux étaient une sorte de proto-Internet, où les fans de groupes partageaient la musique qu'ils connaissaient en s'échangeant des cassettes.

Le problème de l'enregistrement est rapidement résolu car Lars Ulrich devient ami avec un certain Kenny Kane, propriétaire d'une maison de disques. Ce dernier avait vu Metallica en concert et était prêt à faire un enregistrement:[48] « Un mec du nom de Kenny Kane a rassemblé un peu d'argent pour qu'on puisse enregistrer aux Chateau East Studios à Tustin, en Californie. On avait écrit quelques chansons entre-temps [et on continuait à jouer] 'Killing Time, 'Let It Loose' et un ou deux titres de Diamond Head en concert. ».[49]

Lors des sessions d'enregistrement, Ron McGovney n'apprécie guère Kenny Kane, comme il l'avouera à Shockwave : « Kenny Kane avait un label Punk qui s'appelait High Velocity. C'était une branche de Rocshire Records, une maison de disques d'Orange County. Il avait dit qu'il nous donnerait de l'argent pour que l'on fasse un EP. on est donc rentré en studio. ».[49] Le groupe choisit d'enregistrer pour ces sessions, « Hit the Lights » (version qui figurerait sur le second pressage de l'anthologie Metal Massacre), « The Mechanix », « Jump in the Fire » et « Motorbreath » ainsi que trois chansons plus récentes « Seek and Destroy », « Metal Militia » et « Phantom Lord ».[49]

Il y a dès lors un problème car High Velocity est spécialisé dans le punk et non dans le metal. Comme l'explique James : « En studio, lorsque l'on a commencé à enregistrer nos propres morceaux, Kenny a dit : 'Mais ça ressemble pas du tout à ce que j'ai entendu !'. 'Ben ouais, Kenny. Les chansons que t'as entendues, elles sont pas de nous. ».[49] Exceptionnellement, Kane laisse au groupe les bandes, Ulrich et son ami Pat Scott en font des copies, qu'ils donnent à leurs relations. Mc Govney déclarera à ce sujet que « Cette démo a beaucoup voyagé. Elle est même allée au Japon. On a reçu du courrier du monde entier. ».[49]

Le groupe fait alors imprimer une publicité pour le magazine BAM, pour promouvoir la cassette. Ron McGovney : « Ca nous a coûté 600$, ce qui était une grosse somme en 1982. C'est probablement Lars et James qui en ont eu l'idée. Ils ont rédigé l'annonce, me l'ont montrée, et ils m'ont dit que ça couterait 600$. Alors j'ai dis : 'OK. Lars, James, vous avez cette somme ?' Ils ont répondu : 'On a pas une thune'. J'étais le seul à avoir un peu d'argent, alors j'ai fait un chèque de 600$ à BAM. Au jour d'aujourd'hui, je n'ai toujours pas revu cette somme. ».[50]

La démo, surnommée No Life 'Til Leather, d'après le premier vers de « Hit the Lights » et peut être en hommage de l'album live de Motorhead, No Sleep 'til Hammersmith, se diffuse dans les réseaux d'échange à plein régime[49]; et « Toutes les personnes qui comptaient possédaient la démo parce qu'on l'avait envoyée à K.J Doughton en Oregon, au magazine Aardshok en Hollande et à Bernard Doe de Metal Forces en Angleterre. ».[51]

A l'été 1982, les relations entre les membres de Metallica deviennent tendues:[51] Ron McGovney vit de plus en plus mal le manque d'égard dont les autres font preuve envers lui.[51] Dave Mustaine est également sur le fil du rasoir à cause notamment de ses nombreuses sautes d'humeur.[51] Mustaine est même renvoyé temporairement de Metallica à la suite d'une bagarre avec Hetfield dont les raisons sont obscures : il existe plusieurs versions de l'incident et certaines sont contradictoires. Voici ce qu'a confié Dave Mustaine en 1999 : « Je dealais pour joindre les deux bouts parce que ma mère avait déménagé. C'était devenu mon business. Seulement, quand on faisait un concert, les gens savaient que j'étais pas chez moi, alors ils entraient par la fenêtre et ils me piquaient ma dope. Il n'y a pas énormément de cachettes dans une maison et généralement, les voleurs étaient des clients, des mecs qui étaient déjà venus chez moi. Alors j'ai pris des chiens pour protéger ma came [...] J'ai emmené ma chienne avec moi à une répète un jour, et elle à mis ses pattes sur la voiture du bassiste. Je sais pas si elle a rayé la carrosserie, si elle a laissé des traces ou si elle l'a cabossée. J'en sais rien. ».[52] Hetfield, semble-t-il, n'a pas apprécié : il a calloté l'animal, l'a repoussé ou a posé sa main (ou son pied) sur elle (doucement ou brutalement, on l'ignore). « James a donné un coup de pied à ma chienne et on a commencé à s'engueuler. Une chose en entraîne une autre, j'ai fini par le frapper ce que je regrette. ».[52] Ron MCGovney a lui aussi évoqué l'incident dans le magazine Shockwaves : « Dave est venu chez moi un dimanche après-midi avec ses deux pitbulls. Je crois que j'étais sous la douche à ce moment-là. Quoi qu'il en soit, il a détaché ses chiens, et ils se sont mis à sauter sur ma voiture et à salement la rayer. James est sorti et a dit : 'Hé, Dave, éloigne ces putains de chiens de la voiture de Ron!' et Dave a répondu : 'Bordel, t'as dit quoi, là ? T'avises pas de parler de mes chiens comme ça !' Ils ont alors commencé à se battre. Leur bagarre s'est poursuivie chez moi, et quand je suis sorti de la douche, j'ai vu Dave envoyer un direct à James, qui a valdingué à l'autre bout de la pièce. Alors j'ai sauté sur le dos de Dave, mais il m'a balancé sur la table du salon. Puis James s'est relevé et il a hurlé à Dave : 'Tu fais plus partie du groupe ! Fous le camp !' Alors Dave a emmené toutes ses affaires et il est parti. Il avait la haine. Le lendemain, il est revenu, en pleurs, nous supplier : 'S'il vous plaît, reprenez-moi dans le groupe !' ».[52][53]

Après plusieurs concerts, notamment à la Metal Massacre Night, les relations entre Ron McGovney et les autres membres du groupe se dégradent : comme il le dit lui même, à propos d'un voyage pour aller faire un concert à San Francisco : « J'avais loué une remorque. On y a mis la batterie et tout notre matériel, on l'a accrochée à la camionnette de mon père et on est tous montés dans cette dernière. J'étais jamais allé à San Francisco avant ça. Je me souviens avoir fait le tour de Chinatown avec cette remorque, et ça commencait à me faire chier de chercher le club sans arriver à le trouver. Les autres étaient derrière, à boire et à s'amuser, et moi, j'en avais plein le cul [...] Ca a commencé chez nous. [...] Mes affaires disparaissaient. Le pire ç'a été quand on a joué avec Kaos, le groupe de mon copain Jim. [...] Apparemment un ami de Dave en a profité pour voler ma seconde basse, une Ibanez. Mon blouson de cuir avait aussi disparu. J'en avais vraiment marre de tout ça. ».[54] Les autres membres de Metallica se rendent compte que McGovney est à bout de nerf et contactent alors Brian Slagel pour trouver un nouveau bassiste. Il leur conseille de voir le groupe Trauma « parce que leur bassiste est génial ».[54]

Le bassiste en question s'appelle Cliff Burton, qui, après avoir quitté le groupe EZ Street, a rejoint Trauma. Chose peu commune pour l'époque, il fait des solos de basse, porte des pantalons pattes d'eph (chose de très mauvais goût pour l'époque, le pantalon à la mode étant le spandex), et headbangue sans retenue sur scène. James Hetfield et Lars Ulrich assistent donc à un concert de Trauma à San Francisco. Ils en ressortent époustouflés par la prestation de Cliff Burton. Dave Marrs déclarera à propos d'Ulrich et d'Hetfield : « Ils disaient : 'Nom de dieu! Regarde moi ce type!'. La chose qui frappait le plus, c'est que si on était habitué à voir des guitaristes solos, là, ils étaient en face d'un bassiste solo. Ils trouvaient ça génial. »[55] James Hetfield confiera à Aardshock : « On a vraiment été bluffés par ce bassiste hippie qui headbangait tout le temps. »[55] Ils proposent donc à Cliff de les rejoindre. Ce dernier se montre réticent, car il ne veut surtout pas quitter San Francisco pour rejoindre Los Angeles qui est alors peuplé de groupe Glam Metal qu'il n'apprécie guère.[55] Toutefois, Cliff envisageait bien de quitter Trauma comme il le déclara plus tard au journaliste Harald Oimoen : « Avec Trauma, on est allé à LA et on y a donné quelques concerts. Pendant qu'on y était, Lars et James nous ont vus et ils ont eu envie de m'avoir dans le groupe. Alors ils se sont mis à me téléphoner régulièrement. Je suis venu les voir quand ils ont joué à Frisco. Et puis, finalement, j'ai commencé à... en avoir marre de Trauma... Pour différentes raisons. Alors je leur ai dit adieu. Ils commençaient à se la jouer... Bref, ça devenait commercial à divers niveaux. Et il y avait des choix musicaux qui ne me plaisait pas. ».[55]

Le groupe continue alors à jouer quelques concerts : le 1er octobre, ils se produisent au Woodstock et le 18 octobre ils jouent à San Francisco où ils jouent une nouvelle chanson nommée « No Remorse ».[56]

Après quatre autres concerts à Los Angeles et ses environs, ils rejouent au Old Waldorf le 29 novembre. Ce concert fut important pour trois raisons : le groupe Exodus ouvrait pour eux et parmi eux se trouvait un jeune guitariste de 20 ans du nom de Kirk Hammett; le concert fut enregistré et donna matière à une nouvelle démo, que les fans surnommèrent Live Metal Up Your Ass - le son qui devait à l'origine être enregistré avec une table de mixage a été finalement enregistré sur un quatre piste ; et le morceau « Whiplash » est joué pour la première fois en public.[56]

Le concert du lendemain au Mabuhay Gardens à San Francisco est la dernière apparition de McGovney au sein de Metallica. Il expliqua à la radio KNAC en 1993 que le voyage du retour fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase et le poussa à partir : « Sur le chemin de Los Angeles on s'est arrêté pour acheter de l'alcool et ils ont pris quatre litres de whisky. James, Lars et Dave étaient complètement torchés. Pendant que je conduisais, ils passaient leur temps à cogner la vitre pour que je me gare pour qu'ils puissent pisser. Et puis, à un moment, alors qu'on était à l'arrêt, je tourne la tête et je vois Lars allongé en plein milieu de l'Interstate 5. Incroyable ! Alors je me suis dit : "Ca suffit les conneries !" ».[56]

McGovney subit encore d'autres désagréments : « Ensuite un de mes amis m'a dit qu'il avait vu Dave verser de la bière dans les capteurs de ma basse - une Washburn - en disant : 'Je déteste ce connard de Ron'. Le lendemain, ma basse marchait pas. Et ma copine de l'époque m'a confié qu'elle les avait entendus dire qu'ils prendraient Cliff dans le groupe. »[57] Peu de temps après : « Après que Dave ait niqué ma basse, quand les autres sont venus répéter, je leur ai dit : 'Foutez le camp de chez moi!'. Je me suis tourné vers James et je lui ai dit : 'Je suis désolé James, mais toi aussi, il faut que tu partes'. Deux jours plus tard, leur matériel n'était plus chez moi. »[57] McGovney était aussi très ennuyé par la façon dont les choses avaient tourné : « Cette histoire m'a tellement dégouté que j'ai vendu mon matos... J'en avais vraiment plein le cul de tout ça. » Ron McGovney se doutait que Cliff allait prendre sa place : « Après les avoir entendu parler de Cliff, j'ai eu des soupçons... J'ai en quelque sorte deviné ce qui se tramait. »[57]

On peut conclure que McGovney est parti de lui même du groupe et n'a pas été viré, comme il l'a déclaré : « Si vous vous fiez à leur version, c'est eux qui m'ont foutu dehors. Mais jamais, jamais ils ne m'ont dit : 'Tu ne fais plus partie du groupe'. »[57]

Dave Mustaine a tout de même reconnu dans une interview pour Metal Hammer dans les années 90 : « J'ai besoin de confesser un truc que j'ai fait à Ron McGovney... J'ai versé de la bière dans les capteurs de sa basse. Il s'en souvient encore tandis que moi, j'avais oublié. Mais j'ai vu qu'il pleurnichait à ce propos dans une interview il y a quelque temps, et je voudrais faire la paix. »[58]

McGovney a lui commenté ces évènements : « C'est si vieux que ça n'a plus d'importance aujourd'hui. Je vous ai juste dit ce que je ressentais à l'époque. Je veux qu'il soit clair que cette histoire ne m'ennuie plus. Ca s'est passé il y a quatorze ans. Ce n'est plus que des souvenirs. Je m'entends à nouveau bien avec eux maintenant. »[58]

A peine les membres de Metallica sont séparés de McGovney,[59] qu'ils décident de quitter Los Angeles pour San Francisco pour que Cliff Burton les rejoigne (condition qu'il avait imposé aux membres du groupe). Le déménagement est fini en quelques mois et le 28 décembre 1982 a lieu la première répétition avec Cliff Burton.[58]

Lars et James s'installent tout d'abord au 3132 Carson Boulevard, chez Marc Whitaker, un ami commun. Il fait des études en tant qu'ingénieur du son et fréquente la scène metal. Mustaine s'installe chez la grand-mère de Whitaker.[60] Une opportunité inattendue se présente au groupe lorsque Whitaker leur dit qu'il a besoin d'un groupe pour enregistrer une démo (dans le cadre de ses cours). James : « On a fait une démo, gratuitement, de « Whiplash » et « No Remorse ». Elle avait un très bon son. C'était le meilleur enregistrement qu'on ait jamais eu jusque-là. ».[61]

Plus tard, le groupe s'installe dans le quartier d'Albany. Jeff Becerra de Possessed se souvient : « J'ai grandi avec ces types. Kirk habitait à deux pas de chez moi et il organisait des soirées démentes. On allait aussi chez les autres. Ils vivaient dans une grande maison délabrée d'Albany, et on y picolait sec. Plein de gens allaient à ses fêtes et en ressortaient déchirés. Si quelqu'un prétend se souvenir d'une de ses soirées, alors ça veut dire qu'il n'y était pas ! »[61]

Mais le groupe ne se contente pas de faire uniquement la fête : ils répètent avec Cliff Burton qui ajoute vite une touche mélodique aux morceaux. Le 5 mars 1983, le groupe joue sur scène avec Burton pour la première fois au Stone. En plus de la setlist habituelle (sans reprises) Burton joue un inédit : « Anesthesia – Pulling Teeth » sur scène.[61] Ce solo de basse est un déluge d'accords et de motifs classiques, le public en est époustouflé.[61] Un second concert a lieu dans ce même club le lendemain et la prestation est alors filmée pour la postérité.[62]

Le succès rencontré à San Francisco avec No Life 'Til Leather permet au groupe de s'accommoder au climat de la ville sans accroches, comme le fait remarquer Bob Nalbandian « grâce aux échanges de cassettes, Metallica était extrêmement populaire à San Fransisco avant même d'y avoir mis les pieds. »[62]

L'étape suivante pour Metallica n'allait avoir lieu ni à Los Angeles, ni à San Fransisco, mais à New York sur la côte Est des États-Unis.[63]

« Quelqu'un qu'on connaissait est revenu de San Francisco avec une cassette, et il a dit : 'Johnny, Marsha, il faut que vous écoutiez ça!' Il y avait de la musique dans le magasin. Je me souviens plus de ce que c'était, mais c'était du metal. On passait jamais rien d'autre. J'ai donc arrêté et j'ai mis sa cassette dans le magnéto. C'était à tomber à la renverse ! ».[64]

Jon Zazula avait écouté à l'époque une copie de la cassette Live Metal Up Your Ass dans le magnétophone de son magasin nommé Rock'n'Roll Heaven dans le New Jersey. La cassette du groupe a terminé aux quatre coins du pays depuis sa sortie, aussi vite que No Life 'Til Leather. Jon Zazula réalisa qui avait écouté quelque chose de radicalement nouveau : « Ca ressemblait un peu à Motörhead et on y retrouvait l'esprit de la NWOBHM. Mais c'était américain et c'était nouveau et meilleur. Je trouvais aussi que la section rythmique était très mélodique. Mais quand je dis mélodique, je veux pas dire commercial. C'était une façon totalement nouvelle d'aborder les mélodies. ».[65] En plus de possèder un magasin Jon Zazula organisait des concerts et manageait des groupes à travers sa société Crazed Management.[65] « On a téléphoné à K.J Doughton. Il était l'auteur du tout premier article consacré au groupe que j'ai lu. On n'avait pas le téléphone au magasin, alors on l'a appelé depuis une cabine. Il m'a rappelé le soir-même et il m'a dit qu'il faudrait que je discute avec Lars Ulrich. Et Lars Ulrich m'a téléphoné le lendemain. Lars était très positif. Il avait entendu parler de nous : la côte Ouest savait qu'il se passait beaucoup de chose dans le Nord-Est et qu'on était à l'origine de toute cette activité. Je lui ai dit qu'on devait organiser des concerts avec Venom et les Rods et j'ai ajouté : 'On aimerait que vous donniez quelques concerts et on aimerait vous faire part de certaines idées. Si vous venez on pourra en discuter.' On voulait faire quelque chose avec ce groupe. [...] On allait laisser la nature suivre son cours. Enfin, la nature ou le chaos ! ».[65][66] Lars est prêt à se rendre à New York, mais le groupe est alors sans le sou, Zazula leur paya le voyage.[66]

Fin mars 1983, le groupe et Mark Whitaker leur colocataire/ingénieur du son, louèrent deux véhicules, y mirent leur matériel et entamèrent un voyage de 4500 kilomètres vers New York.[67] Lars Ulrich déclara à propos de Dave Mustaine lors du voyage: « Durant le voyage de San Fransisco à New York, notre patience a atteint ses limites. Il y a eu quelques incidents de trop. Il n'arrivait pas à se contrôler. Et c'était plus... Sur le long terme ç'aurait été un problème. On a donc décidé [de le renvoyer], à mi-chemin entre l'Iowa et Chicago. ».[67] Il déclara ensuite : « On allait attendre jusqu'au jour où on trouverait quelqu'un pour le remplacer. ».[67]

Une fois le groupe arrivé sur la côte Est, Ulrich prévient Zazula du problème Mustaine. Toutefois le groupe devait jouer deux dates en première partie de Vandenburg et Rods au Paramount Theater et à L'Amours, à Brooklyn. Metallica assura les deux concerts, pris une journée de repos, puis le 10 avril 1983, Dave Mustaine fut renvoyé de Metallica.[68] Selon la légende, lorsque Mustaine se réveilla, ses bagages étaient faits et les autres membres du groupe le regardaient d'un air sombre. Hetfield lui lança qu'il ne faisait plus partie de Metallica. Dave demanda simplement à quelle heure décollait son avion. Hetfield répondit qu'ils lui avaient réservé une place dans un car qui partait une heure plus tard.[68] « Une heure plus tard il était dans le car. »,[68] confirma Lars sur l'antenne de KUSF.[68] Jon Zazula se souvenant d'ailleurs qu' : « ils l'ont fait monter dans un bus, et ils l'ont renvoyé chez lui. Il était furieux. ».[68]

Bien sûr, les membres de Metallica ne s'étaient pas séparés de Mustaine sans avoir préalablement pris leurs précautions.[69] Une dizaine de jours auparavant, Whitaker - également manager d'Exodus - téléphona à Kirk Hammett et lui demanda de venir à New York pour venir passer une audition.[69] Hammett répondit, sans trop savoir si c'était une blague ou non, « OK, ça marche. ».[69] Le lendemain, un second appel de Whitaker le convainquit que Metallica ne plaisantait pas, et il prépara ses bagages pour New York.[69] Par rapport à son groupe Exodus, Hammett expliqua à Trasher : « A l'époque, Exodus avait des problèmes de personnel. Notre bassiste ne voulait pas prendre la même direction que nous. Le groupe ne répétait plus et on était au point mort. Je commençais à en avoir marre. C'est drôle parce qu'un jour, alors que j'étais aux chiottes, j'ai eu un coup de fil de Whitaker. Il m'a demandé si j'étais prêt à venir à New York pour faire un essai avec Metallica, parce qu'ils avaient des problèmes avec Dave. ».[69] Hammett connaissait déjà le groupe, ils avaient déjà partagé l'affiche avec eux à San Fransisco, le persuader ne fut alors pas difficile.[69]

Il semble toutefois que le groupe n'accueillit jamais formellement Hammett au sein de Metallica : son audition fut concluante et ils continuèrent simplement à jouer avec lui. Des papiers officiels auraient été signés plus tard, mais à l'époque il est juste resté dans le groupe. Hetfield reconnut cet état dans le magazine Trasher.[70] Hammett ignorait s'il allait rester longtemps avec le groupe, ainsi qu'il l'a expliqué plus tard : « C'était un pari osé, parce qu'il y avait le risque qu'ils ne m'apprécient pas. J'ai pris l'avion pour la Côte Est avec plein de matériel à mes frais. C'était vraiment bizarre parce que je quittais la Californie pour la première fois de ma vie et en plus, c'est à peine si je connaissais ces types. Le seul que je connaissais, c'était Mark. ».[70]

Après qu'Ulrich, Hetfield et Burton aient été convaincus par le talent de Hammett, ce dernier fit son premier concert le 16 avril au Showplace, dans le New Jersey. Le groupe devait assurer la première partie de Venom lors de leur tournée américaine.[71]

Malheureusement, le groupe devait changer d'endroit pour dormir : alors qu'ils étaient hébergés par Jon et Marsha Zazula, le groupe but une bouteille de champagne lors de leurs beuveries, alors qu'elle était mise de côté par le couple pour un événement particulier. Ces derniers jugèrent que ça ne pouvait plus durer comme ça.[70]

Zazula trouve alors au groupe un nouvel endroit pour dormir : « On les a installés dans un endroit vraiment sordide qui s'appelait le Music Building. Ils partageaient la salle de répétition avec Anthrax, mais ils dormaient dans un endroit épouvantable. C'était un débarras : c'est à cet endroit qu'étaient entassés tous les objets mis au rebut par les habitants de l'immeuble. C'était pas un spectacle agréable, mais je n'avais pas vraiment le choix. Je ne savais pas dans quoi je me lançais ! »

Jeff Dunn de Venom, se souvient parfaitement de la période des deux concerts qu'ont donné Metallica et son groupe au Paramount Theater de Staten Island, le vendredi 22 avril et le dimanche 24 avril 1983 : « Durant cette première tournée américaine, je me souviens que Cronos et Lars ont fini dans le même lit ! Ils étaient bourrés comme des ânes. Ils se sont endormis l'un à côté de l'autre. En se réveillant, le lendemain, ils ont gueulé : 'Putain, c'est quoi ce merdier ?'. Tout le monde était couché. On était à l'étage et eux, au rez-de-chaussée. Il faisait si chaud qu'il était vraiment difficile d'arriver à dormir de toute façon. J'entendais Lars qui braillait en bas. Un de nos roadies a alors dit : 'Je vais descendre l'assommer, cet enculé. Je veux dormir moi.' Mais tout d'un coup, on n'a plus entendu le moindre bruit. Je suppose que Lars était tombé dans les vapes. ».[72]

Les roadies de Venom ont failli par ailleurs détruire le Paramount Center en forçant sur les effets pyrotechniques:[72] « On a eu un problème quand on a joué à Staten Island. Le premier soir ( c'était mon anniversaire), on a eu des tonnes d'incidents techniques. Les haut-parleurs sont sortis des enceintes. Ce qui s'est passé, c'est qu'on avait des mini-bombes en fonte - d'un diamètre d'une tasse haute de vingt centimètres. On en avait mis 24 tout le long de la scène. Un type les a remplies de poudre explosive et y a mis des amorces. Ensuite, une demi-heure avant le début du concert, un autre gars s'est dit : 'Merde ! Les mini-bombes !'. Il faut dire que la communication n'était pas bonne entre les roadies. Alors le deuxième type les a à nouveau remplies, sans savoir que ç'a été déjà fait ! Aussi, quand on a allumé ces trucs ... Putain de dieu ! Le bruit de l'explosion a couvert notre musique. On a retrouvé une des mini-bombes enfoncée dans un mur, à l'étage. Je te jure que c'est vrai. Cet abruti aurait pu tuer quelqu'un. Il y avait un trou d'un mètre vingt au milieu de la scène. Qu'il n'y ait pas eu de victimes ... ».[73] Malgré ces problèmes annexes, Metallica et Venom se sont accordés à dire que ces concerts étaient des réussites indiscutables.[74]

Pour Ulrich et Hetfield, le line-up de Metallica n'est pas encore définitif : il espéraient recruter un nouveau chanteur. Ils jetèrent leur dévolu sur John Bush, chanteur d'Armored Saint, qui malgré tous leurs efforts, ne rejoindra jamais Metallica.[75].

Peu de temps après, Hetfield et Ulrich révélèrent qu'ils allaient bientôt enregistrer leur premier album. Lars avait des idées bien arrêtées concernant le disque : « On n'a pas retenu que des titres rapides. S'il n'y a que ça sur un album, les morceaux finissent par tous se ressembler... Quand on joue des chansons rapides, on essaie d'y mettre des breaks parce qu'ensuite, ça donne l'air d'aller encore plus vite. »[75]

Jonny Z - qui entre temps est devenu manager du groupe - tente alors de rentrer en contact avec des maisons de disques, mais celles-ci jugent le groupe beaucoup trop rapide dans sa manière de jouer. Le groupe décide alors de s'autoproduire.[76] Jonny avait alors fait les comptes : « On avait estimé que la réalisation de leur album nous coûterait environ 5000$ mais, à l'époque, même les cents étaient rares... ».[76] « On a décidé de tout faire nous-mêmes. Les maisons de disques pouvaient aller se faire foutre ! On s'est juste dit : 'Rien à branler de ce que tout le monde dit, on va le faire.' Les gens nous prenaient pour des cinglés. Mais on l'a fait. ».[77]

Zazula crée donc le label Megaforce (qui à l'origine devait s'appeler Vigilante[78]). Il est nommé ainsi car « Un jour, on discutait avec Cliff, et il a trouvé le nom 'Megaforce' » se souvient Zazula.[77]


Premiers albums et succès (1983-1988) [modifier]
Pour l'enregistrement de l'album, Metallica connaissant des difficultés financières, Zazula était obligé de négocier avec le producteur de l'album, Paul Curcio : « Après avoir économisé quelques dollars, on a pris l'avion pour Rochester - qui n'est pas la porte à côté - et j'ai dû les convaincre de nous laisser faire l'album à crédit. Curcio pensait qu'il allait être payé tout de suite ! Mais il a accepté un arrangement. Il m'a laissé du temps pour le payer, ce qui rendait les choses jouables. ».[79]

Le 10 mai 1983 , Metallica commença l'enregistrement de son premier album. Entre deux sessions, le groupe réfléchi au nom à donner pour l'album.[80] Il choisirent le titre Metal Up Your Ass,[81] mais la société choisie pour distribuer l'album s'y opposa. Le groupe devait alors trouver une alternative. Zazula déclare à ce propos que : « Ce qui s'est passé, c'est que Cliff a dit : 'Just kill 'em all[82]'. Et c'est devenu le nom de l'album ! ».[80]

Des sessions d'enregistrement de Kill 'Em All sortirent dix chansons, qui avaient toutes été jouées en concert l'année précédente.

Si ces morceaux étaient impressionnants, il ne fut jamais facile de les enregistrer en studio comme le déclara James au magazine Thrasher en 1986 : « On n'avait jamais travaillé en studio avant d'enregistrer Kill 'em All. Le type qui était censé nous produire restait assis et il pointait les morceaux sur un calepin. Et tout ce qu'il disait, c'était des trucs du genre : 'Bon, ce soir, on pourra aller boire un coup quand on aura fini d'enregistrer. A propos, est ce que le café est prêt ?'. Il n'a pas fait le moindre commentaire sur les chansons. D'un autre côté, je crois pas qu'il aurait osé dire quoi que ce soit, parce qu'on lui aurait répondu : 'Va te faire foutre ! C'est notre chanson !' Mais pour ce qui est de la production, du travail sur le son ou de quoi que ce soit d'autre, il n'a absolument rien fait. Donc, d'emblée, on a eu une mauvaise opinion des producteurs. ».[83]

Le mixage et la qualité sonore de Kill 'Em All sont corrects pour un album de cette époque qui a eu un budget limité.[83] La vitesse des chansons comme « Hit the Lights », « Whiplash » ou « No Remorse » distingue Kill 'Em All des autres albums.[83] Selon Kirk pour le magazine Thrasher : « On savait que, quoi qu'on fasse, il y aurait des gens qui prendraient [ce disque] avec des pincettes parce qu'à l'époque, il était vraiment différent de ce qui se faisait. [...] On a écrit les chansons en se disant qu'on allait les jouer à vitesse normale puis que, tout naturellement, on les accélèrerait. ».[83] James donna une explication quant à la vitesse des chansons de l'album : « C'est parce que à force de répéter, les chansons devenaient de plus en plus rapides, et on y mettait de plus en plus d'énergie. [...] Et en concert, c'est encore plus rapide à cause de l'alcool, de l'excitation générale et des fans qui sautent dans tous les sens. ».[83]

Pour accompagner la sortie de Kill 'Em All, Megaforce sort également un maxi de l'une des chansons phares de l'album « Whiplash ».[84] Sur la face A, on retrouve le morceau éponyme avec un remix et sur la face B des versions live de « Seek n' Destroy » et « Phantom Lord » (qui ne sont pas jouées live, mais enregistrées avec des bruits de foule).[84]

Thomas Fischer du groupe Celtic Frost précisa que l'album influença toute la scène Metal : « Il ne faisait de doute pour personne que nous étions au début d'une nouvelle ère pour le Heavy Metal. Ce qui distinguait Metallica des autres jeunes groupes d'alors, c'était sa précision et le grand professionnalisme - pour l'époque - de son jeu et de sa production. Ils faisaient une musique unique, et Kill 'Em All a représenté une véritable innovation. Avec cet album, ils ont changé les règles du jour au lendemain. ».[85]

La distribution de Kill 'Em All est assurée dans le monde entier : aux États-Unis par Relativity, aux Pays-Bas par Roadrunner, au Canada par Banzai, au Brésil par RGE et en France par Bernett[85]

Metallica et Raven se lancèrent dans une tournée commune de fin juin à début septembre 1983 pour promouvoir la sortie de leurs albums respectifs, Kill 'Em All et All For One. La tournée est baptisée Kill 'Em All For One.[86] James Hetfield dit avoir tiré des leçons des représentations du groupe Raven, que beaucoup considéraient comme du "rock athlétique".[86] La vie au bord du tour-bus est parfois pénible : « Pendant qu'on traversait le Texas, l'air conditionné est tombé en panne. Tout d'un coup, on avait l'impression de voyager dans un four. Le matin, quand on se réveillait, on avait la langue collée au palais parce qu'il faisait au moins 90° là-dedans ! »[86]


L'album Ride the Lightning sort en août 1984. La musique y est plus complexe, comporte une semi-ballade (Fade to Black), et le premier titre instrumental du groupe (The Call of Ktulu). Cet album contient également certains des titres les plus joués du groupe sur scène avec les classiques (For Whom the Bell Tolls ou Creeping Death) mais l'album reste néanmoins dans la lignée thrash de Kill 'Em All.

Lorsque Ride The Lightning a attiré l'attention des majors, Metallica signe avec le label Elektra Records.


En 1986, sort l'album qui deviendra alors un des albums référence du thrash metal (au même titre que le Reign in Blood de Slayer sorti la même année) et il est considéré comme étant « l'un des meilleurs albums de heavy metal sorti jusqu'à ce jour ».[87] Master of Puppets arrive à la 29e place du classement du Billboard, l'album se vendra à 12 millions d'exemplaires[88]

Master of Puppets reste dans la lignée de Ride The Lightning car il possède la même structure musicale (tout comme l'album suivant ...And Justice for All) :

Les premières secondes sont calmes, des guitares acoustiques jouent un air assez mélodieux et le reste de la première chanson est très rythmé (même agressif).
La seconde chanson, assez longue, donne son titre à l'album.
La troisième est lourde, au tempo lent, et de structure simple.
La quatrième chanson est calme, presque une ballade.
L'avant-dernière chanson est instrumentale et longue.
La dernière chanson commence par briser une mélodie douce et est à nouveau très agressive.
Le groupe se permet de faire des chansons assez longues, Master of Puppets , Disposable Heroes et Orion qui dépassent les huit minutes.


Mort de Cliff Burton [modifier]

Mémorial en mémoire de Cliff Burton, près du lieu de l'accident.Après plusieurs concerts au Royaume-Uni, Metallica se rend en Scandinavie où il joue à l'Olympen de Lund et au Sonahallen de Stockholm, les 24, 25 et 26 Septembre 1986.

Dans la nuit du 27 septembre 1986, les deux tours-bus de Metallica sont sur la route pour un quatrième concert à Copenhague, la capitale danoise. Ils roulent sur une route de campagne entre Stockholm et Copenhague. Aux alentours de 05h15 du matin, le conducteur fait un écart violent sur sa droite et commence à faire des embardées. Il perd le contrôle du véhicule : à son bord se trouvent les quatre membres du groupe ainsi que Flemming Larsen (le technicien de Lars), John Marshall, Aidan Mullen (assistants à la guitare) et le manager Bobby Schneider.[89]

Le bus se renverse sur le bas-côté de la route près de la ville de Ljungby et s'immobilise 50 mètres plus loin.[90] Mullen et Larsen, qui dormaient dans des couchettes en bas à droite, restent coincés pendant presque trois heures jusqu'à ce que les pompiers les délivrent. Kirk est éjecté de sa couchette et s'évanouit, mais revient à lui et parvient à sortir par une porte latérale. Les passagers qui réussissent à s'extirper de la carcasse du bus s'en sortent avec quelques blessures mineures. Lars Ulrich se casse un doigt, James Hetfield a quelques blessures superficielles et Kirk un ½il au beurre noir. Bobby Schneider a le bras disloqué et un autre membre souffre de nombreuses contusions.

L'accident est dû à une plaque de verglas que le chauffeur - qui a été mis hors de cause - n'a pas pu éviter. Cependant, pour les "Four Horsemen", le chauffeur avait trop bu ce triste soir.

Cliff Burton dormait sur une des couchettes supérieures à l'arrière droite, quand le bus a dérapé. Il est éjecté par la fenêtre puis est écrasé par l'autobus. Le jeune bassiste meurt sur le coup, à 24 ans.

Plus tard, James, Lars et Kirk songent à arrêter l'aventure. Mais les parents du bassiste, Jan et Ray, encouragent le groupe à continuer à la mémoire de leur fils. Cet incident a aussi inspiré Dave Mustaine, qui a composé l'air de la chanson In My Darkest Hour (sur l'album de Megadeth So Far, So Good... So What!) juste après avoir appris son décès. Les paroles ne font en revanche aucunement référence à Cliff Burton.[91]

L'enterrement de Cliff a lieu le 7 octobre 1986 dans la chapelle de Castro Valley, sa ville natale. Une cassette Cliff'em all sort en son hommage, et le morceau instrumental To Live is to Die lui est dédié. Vers la fin du morceau, James Hetfield murmure un poème que Cliff Burton avait récité lors d'une interview :

When a man lies he murders
Some part of the world
These are the pale deaths which
Men miscall their lives
All this I cannot bear
To witness any longer
Cannot the kingdom of salvation
Take me home


(Pour anecdote, le début de cette phrase, « When a man lies he murders some part of the world » avait déjà été entendu chez le personnage de Merlin, dans le film Excalibur, de John Boorman, en 1981.)


L'apogée du succès (1988-2006) [modifier]

Metallica lors de la tournée ...And Justice for All renommée Damage Justice Tour avec le bassiste Jason NewstedLe groupe envisage de se séparer, mais décide finalement de continuer et recrute un nouveau bassiste, Jason Newsted (du groupe Flotsam and Jetsam). Metallica enregistre avec « Newkid » le EP Garage Days re-visited avant de sortir un nouvel album, fin 1988 ...And Justice For All, dont la chanson To Live Is To Die est le dernier témoignage discographique de feu Cliff Burton, épatant génie de la composition.

Le morceau One servira de prétexte au premier clip vidéo du groupe. One possède une véritable histoire : celle du soldat qui souhaite mourir plutôt que de vivre une existence infernale après avoir été horriblement mutilé à la guerre et devenu prisonnier de son propre corps inerte, à l'hôpital ; reprenant ainsi l'½uvre de Dalton Trumbo. Le vidéoclip reprend justement les images du film Johnny s'en va-t-en guerre. Un fait est à noter sur ce clip : il a été véritablement mal perçu par les fans de la première heure ; ce qui n'a pas empêché pour autant le groupe de faire sensation et d'atteindre une nouvelle catégorie de fans. One fait partie de la tracklist de Guitar Hero III: Legends of Rock. S'en suit une énorme tournée mondiale de deux ans qui passera par Seattle en 1989, la fameuse Doris (le nom de la statue figurant sur la pochette de ...and Justice for All) se démantibulant durant le concert. Cet album marque l'évolution du groupe, pour autant les solos de guitare y sont nets, rapides et révolutionnaires, empruntant un peu à ceux des deux albums précédents, et renforçant un peu plus la place que Metallica occupe dans le metal.

Toujours dans la partie, en 1991, Metallica revient avec un album communément appelé Black Album, produit par Bob Rock. C'est alors l'apogée du groupe mais la fin de la période thrash. En effet, le groupe réduit grandement sa vitesse et la complexité de ses riffs, qui n'en demeurent pas moins accrocheurs. La formation apparaît sur scène aux cotés de groupes comme AC/DC ou Guns n' Roses ou encore heavy-rockers suédois Europe (notamment au Tokyo-Dome), et engage une tournée incroyable de près de quatre cents concerts à travers le monde durant cinq ans, jouant sur tous les continents et créant même parfois des émeutes (à Djakarta), dont un témoignage vidéo est disponible dans le coffret Live Shit : Binge & Purge sortit en 1993.


Jason Newsted: "Monsters of Rock" à Moscow en Russie (1991).Metallica, avec le Black Album, a d'une certaine façon rendu le metal accessible au grand public, notamment avec la fameuse ballade Nothing else matters... À partir de ce moment, Metallica deviendra un monstre du rock et ne redescendra pratiquement jamais de son piédestal.

Ils représentaient, à l'époque, la révolution du métal Américain et étaient perçus comme des dieux, par la plupart de leur fans.

En 1992, Metallica participe au concert donné en hommage à Freddie Mercury à Wembley. James Hetfield y chante notamment Stone Cold Crazy avec les trois membres survivants de Queen.

Après une longue absence des studios de cinq ans, due notamment à deux ans et demi de tournées incessantes avec des concerts marathons de près de deux heures, Metallica revient en 1996 avec un nouvel album : Load, acclamé par la critique mais dénoncé par certains fans de la première heure qui n'apprécient pas l'évolution musicale du groupe ni les nouvelles coupes de cheveux des musiciens. En 1997 sort son frère jumeau ReLoad, qui est la suite des enregistrements réalisés lors du passage en studio du groupe pour l'album Load, initialement prévu pour être un double. Ces deux albums se rapprochèrent encore plus du Hard Rock, généralement par les solos de guitares, joués par K.Hammett, rappelant ainsi les vieux groupes des années '70.


James Hetfield à l'époque de la sortie de l'album Garage Inc.En 1998 sort Garage Inc. un double album comprennant 27 chansons en tout (11 dans le premier et 16 dans le second), principalement influencées par Discharge, Diamond Head, Black Sabbath, Danzig et les Misfits, Blue Öyster Cult, Thin Lizzy, Motörhead, Killing Joke, Blitzkrieg. Toutes les chansons de Garage Inc. sont des reprises et par la suite, Metallica jouera avec l'orchestre symphonique de San Francisco dirigé par Michael Kamen et sortira un album live de ce concert, S&M, ainsi qu'un DVD.

Pendant ce temps, Metallica signe pour la première fois un single dédié à accompagner un film (Mission Impossible 2) avec le titre I Disappear. (James participera à la bande originale du film South Park un peu plus tard). L'album est généralement influencé par le punk mélangé avec le Metal, comme dans la chanson So What ainsi que plusieurs autres.

Peu après, Jason décide de quitter le groupe. Officiellement pour raisons de santé (« des années de headbanging ont abimé mes cervicales »), mais plus officieusement parce que l'orientation musicale des « Four Horsemen » ne lui convennait plus et que la possessivité de James Hetfield lui interdisait de s'ouvrir à de nouveaux horizons musicaux : Jason n'a pas composé depuis l'album Doomsday for the Deceiver de Flotsam and Jetsam en 1986, si l'on excepte Blackened et My Friend Of Misery. Il décide donc de se concentrer sur les nombreux projets musicaux sur lesquels il a planché avec plusieurs musiciens de renom au cours des années (Andreas Kisser de Sepultura, Piggy et Away de Voivod, etc.). Notamment avec le groupe Echobrain qu'il a formé avec Dylan Donkin (chant et guitare) et Brian Sagrafena (batterie), deux jeunes musiciens de talent. Le premier album de la formation a été lancé en 2002. Il a par la suite rejoint la légendaire formation canadienne Voivod en 2003.


Metallica lors d'un concert en 2003 à Madrid, EspagneEn 2003 sort St. Anger, marquant le retour à une sonorité plus agressive. St. Anger adopte en effet un style de nu metal nouveau genre.

Aidé par le producteur Bob Rock, à qui il est demandé de jouer de la basse sur cet album, Metallica déroute les fans en ne proposant aucun solos, aucune ballade ou power-ballade. Il en résulte un album profondément différent de leurs précédentes réalisations. A la fin des sessions d'enregistrement, Robert Trujillo (ex-Suicidal Tendencies, Infectious Grooves et Ozzy Osbourne) devient le nouveau bassiste officiel du groupe. La basse y occupe aussi une place plus importante, mais l'album y est généralement marqué par un mauvais son provenant de la batterie.

Un documentaire (Some Kind of Monster) sur la création de l'album est sorti en 2005.


À noter que Metallica participe à l'album hommage aux Ramones (We're a Happy Family) avec le titre 53rd & 3rd. D'autres titres de la session (Cretin Hop, Commando, Today Your Love, Tomorrow The World et Now I Wanna Sniff Some Glue) sont présents sur les singles St. Anger.

Et que Kirk Hammett a participé au dernier album de Carlos Santana, All That I Am, sorti en 2005.

Enfin, le groupe apparait dans la saison 18 des Simpson, dans l'épisode Parrain par intérim diffusé aux États-Unis le 10 Septembre 2006[92] : le bus du groupe est en panne et Otto Bus, le conducteur du bus scolaire et grand fan du groupe, croit halluciner et décide de s'arrêter pour les aider.


L'affaire Napster [modifier]
En 2000, Metallica prit ouvertement position contre le partage de fichiers, condamnant l'ancêtre des sites Peer to Peer, "Napster" à cesser son activité jugée illégale. Cette prise de position plomba la carrière du groupe pendant de nombreuses années, le P2P ayant connu une ascension fulgurante. Beaucoup de fans qui ne voulaient plus entendre parler du groupe ont fait des vidéos dans lesquelles on pouvait les voir brûler des chandails de Metallica, piétiner les albums et bien d'autres choses. C'est pour cette raison que le groupe fait une apparition dans un épisode de la saison 7 de la série South Park dans l'épisode Rock chrétien diffusé aux États-Unis le 29 Octobre 2003, où ils décident comme d'autres groupes d'abandonner temporairement la musique pour aider le groupe de Stan, Kyle et Kenny (Moop) à faire la grève contre le téléchargement.


Événements récents et projets (depuis 2007) [modifier]
Cet article ou cette section contient des informations sur des événements prévus ou attendus.
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent.


James Hetfield lors du Sick of the Studio '07Dans une récente conférence de presse, le batteur Lars Ulrich a annoncé[93] la sortie imminente de leur neuvième album le 12 Septembre 2008. Le groupe est entré en studio en 2007 pour enregistrer ce nouvel album produit par Rick Rubin (U2, Red Hot Chili Peppers, System of a Down, Rage Against the Machine, AC/DC, Slayer...). L'album, selon les dires du groupe, retourne à des sonorités thrash metal, frôlant même le punk. D'après le site officiel du groupe, la pré-production du prochain album est arrivée à son terme et les "Four Horsemen" ont débuté l'enregistrement le 12 Mars 2007.

Mais, dans une interview du 22 Mai 2007, Robert Trujillo déclare que les pistes de batterie sont actuellement enregistrées pour 14 morceaux. Maintenant le groupe fait un petite pause et se mettra à nouveau à enregistrer pour préparer leur tournée en Juillet 2007, ils reprendront ensuite le direction des studios (en août). Selon les dires de Robert, l'album, est "dynamique, heavy et groovy": Pour moi, cet album incorpore une partie du dynamisme et du caractère de "Master Of Puppets", avec tout aussi bien le style mélodique que les gens ont apprécié sur le black album, et aussi loin que cela concerne les mélodies. Il confirme aussi qu'il y aura des solos et que le son de batterie, qui a été très reproché au groupe sur l'album St Anger, a été revu...

Enfin, les deux "nouvelles chansons" que Metallica avait jouées lors de concerts, ne feront pas partie de l'album, ou tout du moins pas comme nous les avons entendues. Si l'on se fie à ces deux chansons, ne faisant pas partie du nouvel album, l'album s'y annoncerait bon, surtout par le retour des solos de Hammett, rappelant ceux du Black Album.

Des extraits du prochain album peuvent être entendus sur le site http://www.missionmetallica.com/. Le titre du nouvel album est "Death Magnetic", il sortira le 12 Septembre 2008 et sera composé de 10 chansons :

That Was Just Your Life
The End Of The Line
Broken, Beat & Scarred
The Day That Never Comes
All Nightmare Long
Cyanide
The Unforgiven III
The Judas Kiss
Suicide & Redemption
My Apocalypse
Durant leur tournée estivale principalement en Europe (Spring/Summer Tour) qui débutera fin Mai en Pologne et se finira mi-Août en Suisse, Le Pukkelpop Festival (15 Août) en Belgique ainsi que le festival Rock en France à Arras (14 Août) accueilleront également Metallica. A noter que Metallica a ajouté deux dates européennes à son agenda : le 12 Septembre pour un concert à Berlin, le jour de la sortie de Death Magnetic ainsi que le 15 Septembre où un concert aura lieu à Londres.

Après ce nouvel album, les membres du groupe envisageraient de produire eux-mêmes l'album suivant et de le diffuser via Internet, à l'image de ce qu'a fait Radiohead [94].





plus cer longt mieux c'est lol
# Posté le jeudi 21 août 2008 20:42

amour ou dezespoire

amour dun jour je ne le croi pas
tu comte tro pour moi

ma vie etait une chute
mais tu la ratraper

meilleur pote non
amour oui

je suis dans mon lit
pance et je me di
que tu est la femme de ma vi

tu est l'energie de mon coeur
un amour san peur

dans ma tete
c'est la fete
depui que tu est la
ne tenva pas tro tar tu est partie

ma vie dessant et s'ecraserat comme tan dotre
au sol tout est noir tampi

ma chaire ecraser dans le carelage
comme une chute de 4 étague


soldat perdut au combat du boneur qui ne trouva jamais


baptiste pernette
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# Posté le jeudi 21 août 2008 20:36

ZZ TOP

ZZ TOP

ZZ Top


BIOGRAPHIE



L'origine légendaire de leur nom reste obscure. Certains disent qu'il s'agit du nom de papier à cigarette utilisé à l'époque par les membres du groupe. Pour d'autres le groupe a pris ce nom comme un pari, il s'agissait pour eux que leurs albums soient toujours les derniers dans les bacs à disques (vinyls, à l'époque) chez tous les disquaires. En effet, le classement dans ces bacs était alphabétique. L'explication vient de Billy Gibbons, expliqué dans leur livre Rock + Roll gearhead : il est dérivé du nom du maître du blues B.B. King. Ils voulaient s'appeler eux-mêmes ZZ King mais cela ressemblait encore trop à l'original. Ils ont pensé que ce "King" était au "Top" et ont donc adopté ZZ Top. Mais une autre rumeur persiste sur le nom du groupe. Il s'agirait d'une faute de frappe au lieu de taper "22 top" le groupe s'est vu appeler "zz top".


ZZ Top au festival Hawk Rocks the Park Again en 2005Ancré dans les bases du blues et du rock, le groupe est connu pour avoir un son de guitare tranchant et un chant puissant, mais plus encore pour leur apparence particulière. Le style cowboy texan avec stetson et santiags jusqu'à l'album Tejas laissera la place, après une pause de deux ans, à partir de Deguello au look barbu version prospecteur que l'avènement de l'ère du clip rendra mondialement célèbre au début des années 1980.

Gibbons et Hill apparaissent alors toujours avec des lunettes de soleil, un chapeau de cow-boy et une barbe démesurée qui leur arrive à la ceinture. Curieusement, le dernier compère, Franck Beard - « Beard » signifiant « barbe » en anglais - n'en porte justement pas ! En 1984, la société Gillette a offert à Gibbons et Hill un million de dollars pour tourner dans un spot publicitaire où ils raseraient leur barbe, mais ils ont refusé. Lors de leurs prestations scéniques, Gibbons et Hill sont connus pour faire les mêmes gestes en même temps.

Leur plus grand succès est l'album Eliminator en 1983, avec les titres Gimme all your lovin, Legs et Sharp Dressed Man.

Le groupe véhicule un humour typiquement cow boy « texan » dans le choix des titres de chansons célébrant fréquemment les plaisirs simples de la bagarre (Beers Drinkers and Hell Raisers), de l'alcool (Arrested For Drivin While Blind) et des femmes (A Fool For Your Stockings), même celles de petite vertu pratiquant leur profession dans des établissements spécialisés (La Grange).

Billy Gibbons qui a commencé sa carrière au sein du groupe blues et psychédélique The Moving Sidewalks possède un toucher guitaristique bluesy reconnaissable à la première note. Il ne s'est jamais caché d'être avant tout un bluesman, même si sont également présentes les influences rock avec plusieurs reprises d'Elvis Presley (Jailhouse rock et Viva Las Vegas) ainsi que le psychédélisme (la reprise de The 13th Floor Elevators Reverbation sur la compilation Tribute to Roky Erickson). Le groupe est le mécène du Delta Blues Museum.

Une activité importante existe autour du groupe avec notamment le site web « non-officiel » de Peter Zurich, Little ol' band from Texas. Une véritable archive mondiale de concerts s'est organisée autour de Gregory K. Deeter (Houston) et de Albert Phelipot (chargé de remastering pour plusieurs enregistrements devenus des références historiques -France-) sur le site ZZ Live.

Les ZZ Top font une brève apparition au cinéma dans Retour vers le futur III où ils interprètent des musiciens dans un bal folk. Ils interprétent également la bande originale de ce film. De plus Bill Gibbons interprète la voix off et fait quelques apparitions dans le clip du titre "Rockstar" de Nickelback

Très prisé des salles de concert nord-américaines, le groupe effectue lors de sa tournée mondiale 2008 son grand retour sur les scènes européennes (tête d'affiche des vieilles charrues 2008 à Carhaix dans le Finistere).

MUSIQUES:
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# Posté le mardi 19 août 2008 18:22
Modifié le mardi 19 août 2008 18:39

petit SONDAGE

cOucOu!!
j'aurais besoin de votre avis sur un Sondage
ya juste deux petite questions, alors voila regardez et donnez moi votre avis s'il vous plait:


1: quel groupe aimeriez-vous voir dans le prochain article?
Metallica? Black Bomb A? Guns'n'roses? Kiss? ZZ Top? ou Nirvana?


2: Aimez-vous les Slims ou Pas?

[ou pas... XD]
petit SONDAGE
# Posté le lundi 18 août 2008 08:41
Modifié le lundi 18 août 2008 09:26

AC/DC

AC/DC
BIOGRAPHIE


Nés en Écosse à Glasgow, les frères Young (George, Malcolm et Angus) arrivent en Australie en 1963, et s'installent dans la banlieue de Sydney. C'est George qui commence le premier à jouer de la guitare, suivi par Malcolm puis Angus. Dans les années 1960, George connaît le succès avec les Easybeats. Ce succès déteint sur Malcolm qui rejoint en 1971 le Velvet Underground de New Castle (à ne pas confondre avec celui de Lou Reed). En décembre 1973, Malcolm crée son propre groupe : AC/DC.

Le nom « AC/DC » vient d'une suggestion de Margaret Young, la s½ur d'Angus et de Malcolm, qui a vu ce sigle au dos d'une machine à coudre de marque Singer. AC/DC est le sigle pour alternating current/direct current, soit, en français, « courant alternatif/courant continu ». Cependant, les membres du groupe ne réalisent pas la connotation que le terme pouvait avoir : en argot, AC/DC signifie « à voile et à vapeur », c'est-à-dire bisexuel, une autre connotation satanique celle-ci: « AnteChrist Death to Christ » (ou bien, selon certains « AnteChrist Devil's Child » et aussi selon d'autres personnes, « Anti Christ Destroy Christ » ).

Une autre idée de Margaret Young est l'utilisation de l'uniforme de collégien comme costume de scène, bien que celui-ci ait déjà été utilisé précédemment par un autre groupe, The Kinks, juste pour la pochette de leur album Schoolboys in disgrace. Selon certaines sources, Angus travaillait déjà à cette époque, certaines rumeurs disaient alors qu'il ne prenait pas le temps d'enlever son costume d'écolier pour aller répéter, c'est ce qui aurait donné l'idée du costume. Cet uniforme est devenu partie intégrante de l'image du groupe.

En 1973, le groupe est composé de Malcolm Young, Angus Young, Dave Evans, Larry Van Kriedt et Colin Burgess (avec pour postes respectifs, guitare rythmique, guitare solo, chant, guitare basse et batterie).

La sortie d'un single et la tournée des clubs qui s'ensuit amènent à se rencontrer AC/DC et Michael Browning qui devient le manager du groupe. Le line-up subit de nombreux changements de batteur: Ron Carpenter, Russell Coleman puis Peter Clack; et de bassiste: Rob Bailey. Puis à la suite d'une dispute avec Malcolm, Dave est renvoyé.

Des rumeurs disent également que des tensions avec Angus sur son arrivée dans le groupe quelques temps auparavant et Dave soit possible. En effet ce dernier aurait été contre le fait que Angus (ce « morveux ») vienne dans le groupe.

Propos démentis par Dave mais confirmés par Malcolm Young. Ronald « Bon » Scott, le chauffeur du groupe, propose ses services de musicien au groupe et redevient chanteur, après ses débuts en 1967 avec The Spektors, puis The Valentines et Fraternity, sa place de chauffeur ayant été pour lui, avant tout, un moyen comme un autre de subvenir à ses besoins.

Voilà des mois en effet que Bon Scott, depuis son dernier groupe Fraternity, était tenu éloigné du monde du rock à cause d'un grave accident de moto.

Le groupe enregistre son premier album High Voltage en 1974 avec Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (lead guitar), Bon Scott (chant), George Young (basse), Tony Currenti (batterie), produit par George Young et Harry Vanda, ancien membre des Easybeats. Sorti en mars 1975, cet album n'a pas le succès escompté. Le line-up se fixe après le recrutement de Mark Evans à la guitare basse et Phil Rudd à la batterie.


Le début du succès et l'ascension mondiale [modifier]
Le deuxième album du groupe T.N.T. sort au début février 1976 et est un succès : il se vend à plus de 150 000 exemplaires en Australie (score énorme là bas) où le groupe est reconnu dans tous le pays comme le plus grand groupe de hard rock d'Australie et du monde. Les titres du groupe sont passé en boucle a la radio et a la télé Australienne. Le succés s'attache au groupe et ne le quittera plus.

La popularité du groupe est énorme en Australie.

Dirty Deeds Done Dirt Cheap, leur troisième album est enregistré en janvier 1976 et sort en septembre. L'album se vendra a 10 millions d'exemplaires à travers le monde. Le groupe produit un très bon album et commence à se faire connaître en Europe. Le groupe fait figure d'icône en Australie mais est refusé en Nouvelle Zélande. Les dirigeants qualifieront la musique d'AC/DC de "pollution sonore". Cet album concrétisera le groupe aux États-Unis où il restera #1 pendant 5 semaines. Mais le groupe a encore ses problèmes de sortie différente d'album entre l'Australie et le reste du monde. Pour conquérir une reconnaissance internationale Micheal Browning décroche un contrat avec Atlantic Records.

En avril 1976, AC/DC s'installe à Londres. Pendant huit mois, le groupe enchaîne les concerts, aussi bien en première partie qu'en tête d'affiche. Parallèlement, les premiers albums d'AC/DC sortent en Europe. Le groupe rentre en Australie en decembre 1977.


Arrivée de Cliff et succès international [modifier]
Let There Be Rock sort en mars 1977. Avec des titres comme Let There Be Rock,Hell Ain't Bad Place To Be ou Whole Lotta Rosie l'album marque un tournant dans l'histoire du groupe qui devient international. Le groupe sort son album en pleine ascension du Punk en Angleterre, mais ça ne l'empêchera pas de bien vendre son album. AC/DC est d'ailleurs un des rares groupes de hard rock à être "toléré" par les Punks (avec Motorhead) bien que leur musique soit totalement contraire à l'état d'esprit des Punks. Il se vendra à 10 millions d'exemplaires, et deviendra le préféré de la plupart des fans du moment en Europe. Sur l'enregistrement, on parle principalement de rock 'n' roll et l'album est devenu un grand classique dans l'histoire du rock. En juin, Mark Evans quitte le groupe et est remplacé par Cliff Williams. AC/DC effectue sa tournée désormais aux États-Unis, principalement en ouverture de (Reo Speedwagon, Kiss, Rush, Black Sabbath, ...) ou dans des petites salles. Pendant la tournée européenne, AC/DC fait néanmoins la tête d'affiche.

Néanmoins, le groupe ne pourra pas finir la tournée européenne de Let There Be Rock. Suite a une dispute entre Malcolm et Geezer Butler (le bassiste de Black Sabbath) qui va même finir par en venir aux mains, AC/DC va devoir se retirer de la tournée, malgré l'amitié que porte Ozzy Osbourne a Bon et Angus. Mais ça ne l'empêchera pas de faire un triomphe aux États-Unis. Le groupe aura même le culot d'humilier Kiss durant leur passage à New York. Angus a tellement chauffé la salle en première partie que l'ambiance est devenue "ennuyeuse" durant le passage de Kiss.


En 1978 sort Powerage et le premier album live du groupe, If You Want Blood (You've got it). Tout deux sont de grands succès, avec Sin City et Riff Raff. Même s'il n'obtient pas le succès commercial des deux précédents avec 6 millions d'exemplaires à travers le monde, le groupe continue son ascension vers la gloire avec des albums et des tournées continuelles de plus en plus grandes et longues. L'album aura plusieurs version, avec la première édition du vinyle ne contenait pas le morceau « Rock n'Roll Damnation », qui sera ajouté dans l'album par le groupe devant le succés du single. L'édition australienne de l'époque ne contient pas « Cold Hearted Man », à l'inverse de l'édition européenne. C'est aussi l'album préféré de Keith Richard, le mythique guitariste des Rolling Stones qui ne manquera pas d'en faire la promotion à maintes reprises ce qui permettra au groupe de se faire encore plus connaître aux yeux des fans du rock.

Les producteurs, Harry Vanda et George Young, sont écartés au profit de Eddie Kramer (Kiss, Led Zeppelin) puis de Mutt Lange pour l'enregistrement de Highway to Hell. Mutt Lange donne à AC/DC un son plus rempli tout en gardant le tranchant qui a fait son succès. L'album de la consécration sort en juillet 1979. Le succès est phénoménal. L'album est #1 aux États-Unis pendant 6 semaines, en Angleterre pendant 3 semaines et bien sûr en Australie où il y restera pendant 14 semaines. L'album sera le plus connu sous l'ère Bon Scott, et contient le « grand classique » Highway to Hell (on peut aussi citer If You Want Blood (You've Got It) ou Touch Too Much). Il dépasse, au niveau des ventes et du succès, aux États-Unis les plus gros groupes de hard rock du moment, comme Led Zeppelin (déjà dissout à l'époque), ou Van Halen. AC/DC enchaîne les tournées avec des shows toujours aussi grandioses. L'album se vendra à 18 millions d'exemplaires rien qu'aux États-Unis, et à plus de 25 millions à travers le monde. L'album est classé 197e au classement des 500 Greatest Albums of All Time du magazine Rolling Stone. Le morceau Highway to Hell en lui même est un mélange de blues et de hard rock qui fait mouche pour tous les fans ou non du groupe.


La mort de Bon [modifier]

La tombe de Bon Scott au cimetière de FremantleLe 19 février 1980, Bon Scott, après une soirée apparemment fort arrosée, se serait fait raccompagner par un certain Alisdair Kinear (Nom d'emprunt attribué par la police afin de protéger sa véritable identité), qui lui aurait proposé de le ramener chez lui. Bon, endormi dans une Renault 5, aurait été d'après les déclarations de Kinear à la police, absolument impossible à réveiller. Kinear, plutôt que de ramener Bon chez lui, aurait décidé de l'emmener à son propre domicile, espérant qu'il se réveillerait durant le trajet. Le chanteur dormant toujours une fois les deux hommes arrivés, Kinear l'aurait laissé dans la voiture fermée, sous une couverture. Le lendemain, tard dans l'après-midi, Kinear se serait réveillé, se serait souvenu de son passager et serait descendu le chercher. Arrivé à la voiture et trouvant Bon encore endormi, il l'aurait emmené à l'hôpital où les médecins auraient constaté son décès, la mort étant due à une asphyxie causée par ses propres vomissements. Cette version des faits n'est pas totalement attestée, seules les causes de la mort de Bon sont certaines.

Alors que ce décès aurait pu être le coup d'arrêt de la carrière d'AC/DC, le groupe décide de continuer. C'est Brian Johnson, que Bon connaissait depuis longtemps et dont il avait déclaré que c'était son chanteur préféré de l'époque, qui prendra le poste du chanteur. Il se présenta a l'audition de Londres et fut choisi tout de suite.

Les membres lui rendront alors hommage en jouant un morceau de guitare : « Bonny », lors d'un concert dans sa ville natale.


Le succès continue avec Brian [modifier]

Angus Young à Cologne en 2001En juillet 1980 sort Back in Black, moins blues que Highway to Hell, toujours produit par Mutt Lange. Cet album, qui débute par des sons de cloches (le premier morceau est nommé Hell's Bells), est évidemment un hommage à Bon Scott. Il y a dans l'album de grands standards, repris depuis dans tous leurs lives, comme Hell's Bells, Shoot To Thrill, Back in Black, ou You Shook Me All Night Long. Back in Black devient la seconde meilleure vente d'album, toutes catégories avec 65 millions d'exemplaire, juste après Thriller de Michael Jackson: (l'album s'est vendu à 104 millions d'exemplaires à lui seul). Même si l'album est vivement critiqué par les fans de Bon Scott, l'album (composé et écrit en seulement trois semaines) est d'une grande qualité et obtient d'excellentes critiques, l'album est classé 73e au classement des 500 Greatest Albums of All Time du magazine Rolling Stones. Les vrais fans du groupe se régale avec cet album. L'album est #1 en Australie, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis. AC/DC collectionne alors les prix, les récompenses, les titres honorifiques et les premières places. Désormais, AC/DC fait ses shows encore et toujours plus spectaculaires avec une cloche en bronze de plus d'une tonne frappée d'un « AC/DC » et d'un « Hell's Bells », en référence à la première piste de l'album. Même si l'album est un succès pour le groupe, Brian connait des débuts plus difficiles avec le public australien qui est désormais partagé sur la suite du groupe, beaucoup de fans considèrent que AC/DC aurait dû s'arrêter.

L'engouement continue en 1981 avec la sortie de For Those About to Rock, toujours avec Mutt Lange. Le groupe sort un album encore plus Heavy metal que le précédent et l'album se vendra à 12 millions d'exemplaire dans le monde. L'album a un gros succès commercial et critique, même si l'album obtient une moins bonne comparaison face à son prédécesseur, le gros Back in Black, mais les fans sont toujours là au rendez-vous et l'album est de très grande qualité. L'album sera #1 en Australie, en France et aux États-Unis. La tournée Cannon and Bell en 1982, qui se fera avec des canons de la guerre de Sécession est impressionnante. De plus Brian commence à se faire aimer des fans qui n'avaient pas accepté le nouveau chanteur du groupe. Avec cette tournée, Brian est désormais soudé à vie au groupe.


Départ de Phil et déclin [modifier]
En 1983, AC/DC enregistre un album très binaire : Flick of the Switch, où le groupe s'autoproduit pour la première fois. Il sort en juillet 1983 et est un relatif échec commercial même s'il se vendra à 1 million d'exemplaire aux États-Unis, et 4 à travers le monde. L'album est encore plus heavy metal que le précédent, et obtient une critique moyenne, même s'il n'est pas le plus mauvais du groupe. L'album n'arrive pas non plus à une très bonne période. En effet, il succède à trois gros classiques du groupe et du hard rock/heavy metal en général (Highway to Hell, Back in Black et For Those About to Rock) et il manquera à l'album un petit plus pour leur ressembler. Phil Rudd est ensuite remplacé à cause de rapports tendus avec Malcolm Young et car il prétendait avoir vu le fantôme de Bon Scott lui parler (bien sûr tout ceci était lié à la drogue).

En 1984, c'est 74' Jailbreak qui sort, album qui retrace 5 chansons qui datait de 1974 ou Bon Scott faisait partie du groupe. Simon Wright prend la place du batteur au sein du groupe.

En janvier 1985, AC/DC est à l'affiche de la première édition du Rock in Rio au côté de Van Halen ou de Scorpions : 2 triomphes devant 260 000 spectateurs époustouflés par le phénomène Angus Young et les talents de frontman de Brian Johnson.

Fly on the Wall, sorti en juin 1985, autoproduit lui aussi, étant un échec autant commercial que musical, comme l'album précédent Flick of the Switch mais encore plus Heavy metal, pour les fans en tout cas clairement un cran en dessous des autres, comme pour la critique. Les ventes ne touchent pas le million aux États-Unis et à peine le 1 500 000 à travers le monde. Malgré de bonnes composition comme Sink The Pink ou Shake Your Fondation, la qualité n'est pas vraiment de la partie, et le groupe se rend compte que l'autoproduction (elle sera leur derniére) ne leur reussit pas. Le groupe a tenté de changer de son sur les guitares mais aussi, il sont imposé sur tout l'album un son plus lointain et faible sur la voix de Brian Johnson qui n'est pas forcément de grande qualité et qui ne plaira pas a la plupart des fans. L'album n'a pas non plus une très bonne réputation, Richard Ramirez qui a tué plusieurs personnes dans les rues de Los Angeles, s'est inspiré de l'album pour trouver ses victimes, même si les textes de l'album ne contiennent aucun message violent ni de soit disant message subliminaux qui n'ont jamais été prouvés ni trouvés. En revanche, la qualité des concerts est toujours élevée avec une nouvelle tournée américaine et mondiale.


Le retour au sommet [modifier]
La carrière d'AC/DC est relancée en 1986 quand Stephen King leur propose de faire la bande originale de son film Maximum Overdrive. Il en découlera l'album Who Made Who (moitié compilation), produit par Harry Vanda et George Young pour la première fois depuis 1978. Hormis le titre Ride On, tous les titres sont de la période Brian pour prouver que le chanteur, que tout le monde qualifie encore de nouveau, s'est imposé dans le groupe. L'album sera vendu à 9 millions d'exemplaires à travers le monde. Il y a donc 3 inédits (DT, Who Made Who et Chase The Ace) et 6 titres déjà sortis auparavant.

En 1988, AC/DC sort Blow up Your Video, enregistré en France et produit par Harry Vanda et George Young, qui entérine le retour au sommet d'AC/DC. Le groupe marque un net progrès par rapport au précédent album studio, on sent le côté Heavy metal dans l'album et il se vendra à 4 millions d'exemplaires et obtiendra une critique convenable. Avec des titres comme That's the Way I Wanna Rock'n'Roll ou Heatseeker, le groupe fait un retour triomphal; retour triomphal également du groupe en France au Zénith de Paris, le 6 avril 1988.

Au terme de la tournée européenne, Malcolm Young, épuisé par son addiction à l'alcool, cède temporairement sa place à son neveu Stevie qui le remplace sur les 110 dates de la tournée américaine.

Le prochain album, très attendu des fans l'est aussi de Simon Wright qui s'impatiente de plus en plus est qui finit même par accepter un proposition de Dio (ex Black Sabbath). Simon Wright quitte donc le groupe en 1989, (Malcolm lui reprochant également de ne jamais être totalement synchro avec les autres instruments du groupe) et est rapidement remplacé par Chris Slade.

En 1990, retour de Malcolm Young. AC/DC sort The Razor's Edge, produit par Bruce Fairbairn. Les ventes sont énormes avec 9 millions d'exemplaires aux États-Unis, et les tournées sont magistrales. Les fans ne sont pas deçus. On peut vraiment parler d'album de heavy metal et il est de bien meilleur qualité que ses trois prédécesseurs (Flick of the Switch, Fly On The Wall et Blow up Your Video). Le groupe retouve avec cet album le rang qu'il avait "perdu" depuis For Those About To Rock et il s'impose à une nouvelle génération pourtant tournée vers le grunge et le Punk. Avec des morceaux comme le foudroyant Thunderstruck, Are You Ready, Fire Your Gun ou encore Moneytalks, l'album est de grande qualité. Pendant la tournée, le groupe enregistre son deuxième album live : Live.

Le groupe, qui a désormais retrouvé sa popularité d'antant va maintenant plus espacer sa production d'album et, pour faire attendre ces fans, le groupe va sortir en 1992, en plus des deux Lives, le single Big Gun qui marquera encore plus le retour du groupe. Le titre vire plus au Heavy metal qu'au hard rock, et il sera #1 aux États-Unis et en Australie, #3 en France et #7 au Royaume-Uni. Pour le clip, Arnold Scharzenegger fera une apparition en tant que clone d'Angus.


AC/DC Lane à Melbourne
La réussite plus espacée [modifier]
Il faut attendre 1995 pour voir le retour de Phil Rudd à la batterie, et un nouvel album: Ballbreaker. Le groupe retrouve son côté hard blues rock, pour ranger le heavy metal, ce qui est un renouveau depuis Highway to Hell. On y retrouve un blues rock survolté, un peu comme aux débuts du groupe. Hard As A Rock, un peu plus hard, sera le seul classique de l'album qui se vendra à 3 millions d'exemplaires à travers le monde. Le groupe s'engage ensuite dans la tournée Ballbeaker Tour ou l'on peut voir AC/DC encore au mieux de sa forme. Le DVD No Bull, un concert de la tournée enregistré a Madrid, sortira en 1996 puis sera réédité en 2008.

Puis en 2000, sort Stiff Upper Lip, produit par George Young. Cet album est encore plus blues que le précédent. Pour beaucoup de vieux fans, il rappelle Highway to Hell, et il est le meilleur album hormis The Razor's Edge depuis For Those About To Rock. L'album a un gros succès en Europe et le groupe, pourtant vieux, montre qu'il peut encore être à la hauteur de cette nouvelle génération avec de trés bonne qualité de composition. L'album obtiendra une meilleur comparaison qu'avec Ballbreaker autant sur les compositions, que la production et du son.

Le 22 mars 2000, une rue de Leganés (près de Madrid en Espagne - Comunidad de Madrid) a été rebâptisée « rue AC/DC » (Calle de AC/DC).

En mars 2003, AC/DC est introduit au Rock'n'Roll Hall Of Fame, et joue Highway To Hell et You Shook Me All Night Long, cette dernière reprise avec Steven Tyler d'Aerosmith. AC/DC se produisit dans 4 petites salles, le 11 mars 2003 à New York au Roseland Ballroom, le 9 juin 2003 à Berlin au ColumbiaHalle, le 17 juin 2003 à Munich au Circus Krone et le 21 octobre 2003 à Londres, au Carling Apollo Hammersmith. Où le groupe adopta une setlist originale, avec des titres jamais joués auparavant, What's Next To The Moon ('78), Gone Shootin' ('78), Rock'n'Roll Damnation ('78), et If You Want Blood (You've Got It) ('79).

Après que Malcolm et Angus aient été invités sur la scène de The Rolling Stones le 18 février 2003 à Sydney pour jouer Rock Me Baby, un classique du blues, AC/DC assura la première partie des Stones à plusieurs reprises en 2003 : lors de 3 dates allemandes à Oberhausen, Leipzig et Hockenheim et ira même jusqu'à voler la vedette au Stones avec une ambiance incomparable en faveur du groupe Australien, le 30 juillet à Toronto au Canada. À chaque fois, Angus et Malcolm remonteront sur scène pendant la prestation des Stones sur Rock Me Baby et pour une fois Angus utilisera une guitare Es-335 et non pas sa mythique SG Standard. Sans assurer la première partie, il feront une dernière apparition avec les Stones, le 20 septembre 2003 lors d'un concert au Stade de Twickenham à Londres.


Puis le 1er octobre 2004 c'est la ville australienne de Melbourne qui inaugura la « rue AC/DC » (ACDC Lane).


Black Ice [modifier]
Prochain album prévu pour le 27 octobre 2008. L'enregistrement est d'ores et déjà terminé. Seuls Angus et Malcolm sont restés en studio à Vancouver pour la post-production de l'album, en compagnie de leur producteur Brendan O'Brien. On ne sait pas grand chose des orientations stylistiques de l'album. Néanmoins, les titres réalisés par Brian Johnson pour le Classic Rock Cares Tour manifestent un attachement très net au son blues rock. Il est donc vraisemblable que le nouvel album reste dans ce style, initié par l'album Stiff Upper Lip, voir par le Ballbreaker Tour si l'on considère le son utilisé lors de cette tournée, en 1996. De plus, Brendan O'Brien a reconnu préférer les sons assez clairs, sans abus de reverb, contrairement au son heavy metal des années 1980. Cette vision semble correspondre assez bien avec celles des membres du groupe. Il a été annoncé officiellement qu'AC/DC sortira son prochain album le 27 octobre 2008 dans le monde et aux États-Unis le 28 octobre 2008. L'album devrait s'intituler Black Ice et un premier single, Runaway Train, sortira le 28 août prochain. AC/DC devrait ensuite partir en tournée mondiale de 18 mois en fin d'année 2008. Une rumeur prétend qu'une nouvelle chanson d'AC/DC pourrait se trouver sur le prochain Rock Band.


Runaway Train [modifier]
AC/DC de retour en studio ? Oui, mais cette fois ci pour le tournage du clip du premier single dont la sortie est prévue le 28 août prochain ! Effectivement, le groupe s'est rendu à Londres en début de semaine (semain du 4 au 10 août) pour filmer la vidéo du titre "Runaway Train".

Pour des raisons de trames scénaristiques plus recherchées qu'à l'accoutumée, le tournage se verra réduit en termes de figurants, donc peu ou pas de fans dans le clip, se démarquant ainsi de ses prédécesseurs.

Le clip vidéo sera disponible peu de temps après la sortie du single.



Anecdote [modifier]
AC/DC, groupe australien, ne compte que Phil Rudd qui soit natif d'Australie.
Pendant la période où le batteur était Simon Wright puis Chris Slade, les membres étaient tous natifs du Royaume-Uni. La légende australienne vient de l'enfance des frères Young et de Bon à leurs débuts dans ce pays.

En 1976, le gouvernement de la Nouvelle Zélande refusera à AC/DC de jouer à Wellington qualifient la musique du groupe de "pollution sonore".
Le groupe leurs répondra sur l'album Back in Black avec le morceau Rock'n'Roll Ain't Noise Pollution (trad. Rock'n'Roll n'est pas une polution )

Le groupe a eu plusieurs fois des ennuis dans les années 1970 (quand ils passaient en première partie) avec des groupes comme Kiss, Black Sabbath ou Van Halen car durant chaque passage d'AC/DC, le groupe, et notamment Angus, "allumait" tant le public que, durant le passage des groupes de deuxième partie, ces derniers ne devaient que "ramasser les miettes" ce qui a forgé une solide réputation au jeune groupe jusqu'à ce qu'ils passent en deuxième partie.

Matériel des Guitaristes [modifier]
Voir les articles sur Angus Young et Malcolm Young.

Les frères Young utilisent principalement des Marshall JTM 45 en studio et des Marshall SLP 1959 100W en concert. Angus Young a toujours été fidèle à la Gibson SG, bien qu'il en utilise 17 modèles différents, Malcolm Young, quant à lui utilise la même Gretsch Jet Firebird avec le micro chevalet raccordé directement sur la sortie jack (volume et tonalité déconnectés)

On peut remarquer que le son d'AC/DC a évolué au fil des années. On distingue trois périodes majeures :

De 1973 à 1980 (avant la mort de Bon Scott), le son provenant des amplis était gras, aigu à souhait avec peu de basses.
De 1980 à 1995, le son évolue : dès l'album Back in Black, on constate un changement flagrant : le son devient plus chaud, plus grave, et la distorsion a été augmentée.
Tout au long des années 1980 et jusqu'en 1992, on peut remarquer dans les albums une nette évolution, allant d'un son que l'on qualifierait aujourd'hui de classic rock vers un son plus heavy metal. Concrètement, en studio, AC/DC expérimente, tout comme les autres groupes les nouveaux effets (cela reste quand même discrets). Les niveaux de distortion deviennent plus important. A cette époque, Angus et Malcolm utilisaient sûrement diverses overdrives et préamplis sur leurs Marshall. La plus grosse étape fut franchie avec l'utilisation de têtes d'amplis Mesa Boogie pour l'album The Razors Edge et pour l'album Live qui a suivi. Ce dernier est magistral, l'amplification utilisée donne incontestablement un son heavy metal et les effets sont omniprésents mais cela est parfaitement exploité par les deux frères qui en profitent pour améliorer la technicité de leur jeu. Cela est en partie la raison du retour en force d'AC/DC à la fin des années 1980 après une période de déclin, en plus de compositions qui franchissent un pas considérable depuis des albums tels que Fly On The Wall et Flick Of The Switch. L'album Ballbreaker ne fera pas non plus dans la dentelle, à la grande joie des fans. Le son reste à peu près le même que pour le précédent album studio. La transition se fera plutôt pendant la tournée avec un retour assez surprenant vers un son plus blues rock, comme on peut le remarquer sur le DVD No Bull.

De 1995 à 2008, le groupe cherche à renouer avec ses racines.
En réalité, le hard rock ne fait plus recette. C'est l'époque des "guitar heroes", du shred, de l'explosion du heavy metal. Le seul moyen pour le groupe de continuer à innover sans faire du thrash metal semble être alors un retour sur un son blues rock. Stiff Upper Lip se comprend dans cet esprit. Le son se rapproche définitivement du blues, une sorte de retour aux sources. Malgré le fait que l'âge du groupe se fasse ressentir tout au long de l'album, les morceaux restent tous plus ou moins simples et efficaces, chose qu'AC/DC semble avoir toujours voulu faire. Le son utilisé dans le nouvel album pose question mais devrait se rapprocher du son utilisé dans Stiff Upper Lip.

MUSIQUES:



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prochainement.. Metallica
# Posté le samedi 16 août 2008 18:31
Modifié le lundi 18 août 2008 07:24